10 idées photos pour égayer vos prises de vue!

1- Flare : rayons de lumière (parasite) exploitée à sa plus belle expression = halo, chatoiement, scintillement. On place la source de lumière (intentionnellement) devant soi et on laisse les rayons éclabousser l’image. Alléluia! 😉

©Anne Jutras – ISO250 – f22 – 1/100 – +0,67

2- Reflet : saisir la transparence, les multiples couches d’une vitrine, le rétroviseur d’un véhicule, un pavé trempé, les flaques, ou une carrosserie inondée d’eau sont de multiple terrains d’exploration pour ceux qui veulent se prêter au jeu.

ISO200 - f2.8 - 1/8000

ISO200 – f2.8 – 1/8000

3- Reflet audacieux : mettez-vous dans le décor, allez détendez-vous, vous ne briserez pas la glace!

iPhone 4

© Anne Jutras – iPhone 4

4- Bokeh : créer des ronds lumineux à profusion. Optez pour la plus grande ouverture de votre objectif (le plus petit chiffre) et ajoutez un arrière plan lumineux.

ISO 200 - f4 - 1/1250

ISO 200 – f4 – 1/1250

5- Explozoom : on s’éclate! Installez votre appareil photo sur un trépied, choisissez une petite ouverture (f22) afin d’obtenir une vitesse lente (entre 1/2 sec. et 2 sec.) et, pendant l’exposition, zoomez. Cette technique demande un peu de pratique. Mais le résultat est dynamique!

ISO200 – f22 – 2 sec

6- Donner du mouvement à un sujet fixe. Débarrassez-vous de votre trépied. Ici, il ne faut pas avoir peur de transgresser les lois de la stabilité. On choisi une vitesse lente et on bouge à droite, à gauche, de haut en bas, en cercle. Toutes les folies sont permises!

ISO 200 – f9 – 1 sec.

annejutras_web_0175

7- Ombrage en duo : houuuu…. un peu de vous, avec chéri ou chérie – une photo qui vous donnera des frissons! 😀

iPhone 4

© Anne Jutras – iPhone 4

8- Peindre avec la lumière : On prend une lampe de poche et hop on se fabrique des ailes. Plaisir garantie!

Anne Jutras - ISO400 - f11 - 5sec.

© Anne Jutras – ISO400 – f11 – 5sec.

9- À la Monet. Il pleut? Tant mieux! Par une journée de pluie, j’ai immobilisé la voiture, attendu que la vitre soit recouverte d’eau, pour rendre l’image le plus abstrait possible, et j’ai pris la photo. Monet serait jaloux!

© Anne Jutras – iPhone 4

10- Ralentissez! Prenez une vitesse lente – délibérément – et expérimentez. Osez briser les règles et amusez-vous!

ISO100 - f6.3 - 0.8sec.

ISO100 – f6.3 – 0.8 sec.

ISO 1600 - f5.6 - 1/4 sec.

ISO 1600 – f5.6 – 1/4 sec.

La vie est trop courte pour  être petite!

Happy Shooting! – Soyez heureux et déclanchez!

48 trucs infaillibles pour améliorer vos photos instantanément!

À propos de la composition

1-      Soignez  votre composition

2-      Choisir un (et un seul) sujet

3-      Simplifiez-vous la vie / Épurez votre composition

4-      Remplissez votre cadre

5-      Rapprochez-vous davantage

6-      Placez votre sujet hors du centre

7-      Placez votre sujet dans le tiers supérieur

8-      Servez-vous de la règle de tiers

9-      Descendre plus bas, ou plus haut

10-   Placez-vous encore plus haut

11-   Sachez où mettre votre horizon

12-   Soignez votre arrière plan

13-   Ajouter un avant plan

14-   Cadrez votre sujet

15-   Évitez de surcharger

16-   Raconter une histoire

À propos de la netteté

17-  Tenir correctement son appareil

18-  Ne bougez pas

19- Utilisez un trépied (ou un support quelconque)

20- Enlever la réduction de vibration sur votre objectif

21- Verrouillez votre miroir

22- Utilisez le retardateur

23- Utilisez un déclencheur souple

24- Faites la mise au point sur votre sujet

25- Faites votre mise au point manuellement

26- Faites la mise au point sur ce qui est le plus intéressant (le sujet principal)

27- Assurez-vous d’avoir une bonne vitesse

28- Ne vous approchez pas trop prêt

29- Choisissez une petite ouverture

30- Évitez d’augmenter l’ISO

31- Augmenter votre vitesse

32-  Pensez à nettoyer vos objectifs et vos filtres

À propos de la lumière

33- Éteignez votre flash

34- Utilisez la lumière extérieure

35- Évitez le soleil de midi

36- Garder le soleil derrière votre sujet, ou sur le côté

37- Prévenir les yeux rouges

38-  Utiliser un réflecteur

39- Choisir l’ombre (portrait)

À propos de la prise de vue

40- Saisir l’instant décisif

41-  Prenez votre temps

42- Tournez autour du sujet

43-  Prenez plusieurs photos

44-  Demandez-vous quel est mon sujet principal?

45- Évitez les zones trop contrastées par rapport au reste de l’image

46-  Amusez-vous!

47- N’ayez pas peur de déplaire, on ne peut plaire à tout le monde

48- Pratique! Pratique! Pratique!

Ceci peut paraître extrême pour certains, voire excessif. Le truc – pour en tirer profit – est de choisir quelques points à la fois et de pratiquer (no 48).  Et si vous avez envie d’oublier la technique, allez-y! Les résultats peuvent être très créatifs.

Bon week-end tout le monde!

Si vous avez d’autres trucs à ajouter, n’hésitez pas à l’écrire dans les commentaires

pour que les autres puisses en prendre connaissance.

😉

Autopsie d’une prise de vue : comment faire le tour de votre sujet

Récemment, j’ai été inspirée par les photos de Laurence Chellali de chez Photofolle. Talentueuse, cette photographe n’hésite pas à essayer des réglages différents afin d’obtenir des effets visuels aux résultats étonnants. Dans son billet, Le tunnel, Laurence joue (et s’amuse) avec la perspective, le temps de pose, le flouté et même les reflets.

À partir d’un même sujet, elle a recréé des atmosphères différentes, passant du glauque au lumineux jusqu’à l’onirique. Du coup, j’ai eu envie de faire pareil. Le hic c’est que j’ai pas de tunnel par chez moi. Que des paysages! Qu’à cela ne tienne!

Parfois, il suffit d’une simple idée, un brin créatif pour nous inciter à rompre nos (vieilles) habitudes. Et partir en mode exploration. Une approche stimulante pour l’artiste en soi. C’est comme prendre une route nouvelle. Notre regard s’éveille, comme titillé par les nouveaux décors que la route nous offre. Notre âme se régale. Et notre œil itou!

Samedi dernier,  je pars donc avec l’intention de  faire le tour d’un même sujet avec différents réglages et diverses prises de vue. Oui, mais (parce qu’ il y a un mais), le froid a raison de mes bonnes intentions. Je sous-estime la température, à -3C le froid me pétrifie non seulement les doigts, mais également la cervelle.

[Note à moi-même : plus jamais sans mes chauffes-mains, même s’il fait un respectable -3C, tu m’entends! ] Avec le facteur vent, le temps ressentie dévale à -14C. Aïe! Pas chaud pour la pompe à l’eau, parole d’exploratrice! Difficile de se concentrer et d’être un « brin » créative. :mrgreen:

Autre contre-temps, le levé de soleil n’est pas fabuleux, à vrai dire, il est complètement moche! L’action se passe du côté opposé. À l’endroit même où les fils électriques cinglent le ciel. Zut! Je les haïs aime tant, ces fils! Je décide donc de porter leur présence à contribution. Tant qu’à faire. 😉 Lignes de fuite électrisantes.

20130216_annejutras_web_0151

En reculant de quelques pas, je change d’angle et photographie un bouquets de brindilles desséchées. Je modifie mon cadrage et opte pour une profondeur de champ réduite.

20130216_annejutras_web_0086A

À ce stade-ci, mes doigts n’en peuvent plus… Je dois bouger,  attendre que la chaleur revigore mon énergie. J’ai envie de partir. Mais je reste. L’appel du défi est plus fort que tout. Je suis folle… vous allez dire. Non. La madame est déterminée. J’ai l’intention de faire ces photos. Ça fera (enfin) un bon billet pour mon blogue.

Peu à peu, mes doigts se réchauffent. Je remarque que le soleil étire mon ombre de façon amusante. Tiens, je passe en mode autoportrait. Et j’oublie le froid.

↔♥↔

Ici, un traitement en noir et blanc transforme le sujet et bonifie sa simplicité.

Ou, à l’opposé, jouer avec les teintes embellit l’atmosphère éthérique de l’image.

Un dernier essaie, un peu excentrique. Et très créatif. Je choisi une vitesse lente (1/4 sec. ) en fermant le diaphragme (ouverture f20.0) et exécute une série de clichés à main levé, en bougeant mon appareil à la verticale. ooooh!

De tout le lot, c’est ma préférée!

Sans doute à cause de ma démarche photographique. Du défi (personnel) accompli. Bon, d’accord, ça n’a rien à voir avec un tunnel, mais l’approche m’a permis d’explorer mon environnement et de réaliser des clichés à saveur variés.

Maintenant, c’est à votre tour!

Comment photographier un inconnu?

Ce n’est jamais facile, cite David duChemin dans son livre L’âme du photographe.

Bouquin que j’ai apporté lors de mon voyage et que je recommande fortement. Chaque jour, au petit matin, je plongeais dans son univers avec délice. Sa sensibilité me touchait et sa façon d’approcher les gens m’inspirait. Au chapitre « Photographier les personnes », j’ai lu une phrase étonnante.

« Photographier les gens est l’une des joies et des terreurs de mon métier. »

Terreur!?! Mince! S’il a si peur, pourquoi s’impose-t-il pareil supplice? Parce que sa passion, dévorante, est plus grande que la peur éprouvée. L’euphorie ressentie lorsqu’il réussit un portrait et qu’il saisit l’âme de la personne à travers son objectif vaut toutes les frayeurs du monde. Wow! Sa peur est surmontée par le désir d’approfondir des liens, de saisir en profondeur l’essence humaine. Très intéressant!

Le photographe de rue, limité par une scène vue de loin et en surface, se transforme en portraitiste lorsqu’il s’approche des gens, s’intéresse à eux, engage une conversation et à l’aide de son appareil saisit un moment mémorable.

Note : Un échange que vous le photographe se rappellera longtemps après.

Créer des liens, permet de franchir la ligne ténue de l’anonymat vers une rencontre inoubliable.

J’ai déjà tenté l’expérience auparavant, et je connais le trac que l’on ressent à l’idée de sortir de notre zone de confort et d’aller à la rencontre d’un inconnu pour lui demander de le photographier. Mais je connais également la joie fébrile d’avoir réalisé ce qui nous apparaissait… insurmontable.

Toutefois pour franchir un tel pas et dépasser notre appréhension, ça demande une certaine préparation. Je ne suis pas une experte, mais si l’expérience vous interpelle, voici quelques conseils que j’ai glanés au fil du temps:

1- Comment dépasser sa peur?

Il n’y a pas de recette magique, la peur nous habite, elle est là, bien réelle au creux de notre estomac. Le hic c’est que si nous la laissons prendre le dessus sur notre intention, elle nous paralyse. En respectant certaines règles de base, l’approche devient plus humaine et beaucoup plus facile à amorcer.

En fait, c’est le premier pas qui compte. Plus vous allez essayer, plus ça sera facile.

Marcheuse sur le mont Brome, Bromont, Qc, Canada

2- Comment aborder l’inconnu?

En souriant et en étant poli. Attendez-vous toutefois à un éventuel refus. Il est possible que votre futur sujet se sente intimidé et n’ait aucune envie de se faire prendre en portrait. Imaginez-vous installé à la table d’une terrasse et qu’un étranger s’approche avec son appareil photo. S’il a un ton sec et des yeux dictateurs, vous allez l’envoyer promener. Et pour cause!

Par contre, s’il est aimable et pointe son appareil photo d’un air interrogateur indiquant qu’il veut croquer votre portrait, votre réceptivité sera totalement différente.

3- Comment poser la fameuse question?

Une fois votre sujet repéré, prenez une grande respiration et approchez-vous (avant de changer d’idée). Regardez la personne dans les yeux, souriez, soyez sincère et respectueux. Dites bonjour. Ayez confiance, sans être arrogant (un dosage qui s’apprend à la longue). Une fois le contact établi, demandez-lui : « Puis-je prendre votre photo? »Tout simplement.

La plupart du temps, les gens vous accorderont leur approbation. Dans la négative, n’insistez pas et remerciez-les poliment.

Note : si vous êtes dans un pays dont la langue est différente de la vôtre, apprenez la question dans leur langue d’origine. En anglais : « Can I take your picture? »

4- Comment prendre la photo?

Lorsque le contact est établi et que la personne accepte de se prêter au jeu, allez-y. Prenez plusieurs photos et laissez la muse agir. Changez d’angle en prenant soin de ne pas placer le visage au centre. Si la personne regarde dans votre direction, faites la mise au point sur les yeux (ils sont une porte vers l’âme, ne les négligez pas).

Utilisez une faible profondeur de champ (grande ouverture, petit chiffre) pour atténuer l’arrière-plan. Peut-être qu’au début la personne sera un peu tendue, poursuivez, faire le bouffon, ou converser, peut aider à détendre l’atmosphère. Il y aura un moment où vous sentirez que la séance est terminée. Respectez votre sujet et permettez-lui de reprendre ses activités.

Note : David duChemin propose même de revenir un peu plus tard, pour prendre des photos moins « posées ». Les gens vous reconnaîtront, vous accorderont un regard entendu et seront plus naturels.

A-t-on le droit de photographier des gens dans la rue?

Oui. Ici, on parle de photo artistique et non commerciale, prise dans un lieu public et qui ne porte pas atteinte à la réputation.

Peut-on photographier des enfants?

Pour ma part, je demande l’autorisation des parents. Sinon, je m’abstiens.

←♥→

Vous voyez, ce n’est pas sorcier?

Allez, jetez-vous à l’eau, c’est une expérience extrêmement enrichissante et qui ouvre la voie de la créativité, parce qu’elle nous sort de notre monde habituel. 😉

Autopsie d’une prise de vue et de son traitement

Novembre nous déroule son tapis gris avec ses paysages dénudés, un temps de grisaille et des flocons de neige par-ci par-là. Pas très chaleureux comme accueil. 😉   Que diriez-vous de rester bien au chaud devant votre écran,  un café ou un chocolat chaud fumant entre les mains, pendant que je vous dévoile un traitement d’image réalisé dernièrement?

Ça vous tente? Cool! Allons-y!

Samedi dernier, malgré la pluie, je décide d’aller me promener au Domaine du lac Gale, à Bromont. Là, vraiment, les feuilles ne sont plus dans les arbres, mais bien étalées par terre. 😉 Un froissement soyeux résonne sous mes pas. Toutefois, mon attention est attirée par le lac, je m’en approche et j’explore les bords de la rive.

Lorsque je remarque un rocher d’où s’élèvent deux petits arbres, je sais que j’ai trouvé mon sujet. Solide, le duo s’accroche vaillamment comme si leur vie en dépendait.  Et c’est sûrement le cas… Dans la brume blafarde et le clapotis de la pluie, baigne une atmosphère envoûtante. Je me sens bien. J’en oublie même mes doigts transis par le froid.

Je n’ai qu’un seul désir. Ramener à la maison cette essence, cette magie que je sens vibrer tout autour de moi.

Je commence par une série d’images pour voir le résultat.

J’analyse la scène tout en installant mon trépied. Je suis en contre-jour.  Humm… Si je ne fais pas attention, je risque de perdre les détails dans les ombres (très prononcées) et dans le ciel. Ce dernier est d’un blanc intense. Je sous-expose d’un cran (-1) pour ne pas cramer les hautes lumières. Et conserver ainsi le plus d’information possible au centre de mon histogramme, que je prends soin de vérifier après chaque prise de vue. 5 photos au total.

Remarque à moi-même : J’aurais pu prendre une exposition pour les ombres et une autre pour les hautes lumières et les fusionner manuellement dans photoshop. Ouais… Je n’y ai franchement pas pensé! D’ailleurs, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple. :mrgreen:

↓ Note : Puisque je photographie en RAW, j’ai plus de latitude que si j’étais en JPEG.

Fichier RAW – 20mm – ISO 250 – f16 – 1/6 – mesure spot -1

Côté composition : je ne pouvais me déplacer ni à gauche ni à droite sans omettre les branches qui auraient surchargé l’image.

Revenue à la maison, je traite mon image avec le logiciel de développement PhotomatixPro.

Traitement pseudo HDR à partir d’une seule image.

La subtilité  des ombres est rehaussée et le ciel est moins laiteux , quoiqu’un peu trop gris à mon goût. Une fois la photo traitée, je l’ouvre ensuite dans photoshop afin de peaufiner certaines parties de l’image.   Avec l’aide du logiciel Color Efex Pro 4, j’accentue les détails dans l’ombre du rocher et fait ressortir les arbres dans la forêt au loin.

Correction apportée marquée en rouge

Comme j’étais absorbée dans le processus de la composition, je n’ai pas remarqué les gouttes d’eau qui s’étaient déposées sur ma lentille. Mince! C’est ce qui crée les halos de lumière sur les troncs  – identifiés en rouge. (D’où l’importance de toujours vérifier son objectif lors de sortie sous la pluie! ) J’ai donc ajouté du contraste, parcimonieusement, afin d’atténuer les éclaboussures. (soupir)

anne jutras photographe granby bromont

Image Finale

Ensuite, j’ai éliminé quelques éléments qui nuisaient à la composition. Et pour finir, je lui ai donné une teinte de bleue. La photo n’est pas parfaite, selon mes goûts, mais elle représente bien l’atmosphère et l’émotion ressentie lorsque j’étais en forêt. Et puis, qu’on se le dise, la perfection n’existe pas. 😉

Merci pour vos généreux commentaires, c’est un plaisir de vous lire!

😀

PS : Si vous êtes curieux de voir comment se développe une image Pseudo HDR, voici un tutoriel vidéo intéressant.

Comment créer un effet étoilé?

Mercredi-techno~

Voilà une question qui m’est souvent posée.  Les gens se demandent s’il y a utilisation de filtre, ou d’effet photoshop. Rien de tout cela. Le truc est simple et je vais tout vous dévoilez!

anne jutras photographe

Ainsi, pour obtenir un effet étoilé fermez le diaphragme de votre objectif  à f16 et même davantage. Pour accentuer le look, repérez l’arête d’un objet, et placez le soleil à cet endroit précis.

Comme un tronc d’arbre. ↑

Ou encore la cime d’une montagne.  ↓

anne jutra photographe

Le rebord d’un édifice est parfait aussi. ↓

anne jutras photographe

Un petit truc, puisque vous êtes face au soleil, corrigez votre exposition de +1 afin d’éviter une image sous-exposée, car par défaut, le posemètre de votre appareil ramènera la scène à une valeur de gris moyen, soit à 18%.  C’est pour cette raison que les paysages d’hiver apparaissent souvent gris, donc légèrement sous-exposés, ou les noirs légèrement délavés.

Pour ceux et celles qui veulent pousser  leur lecture sur ce sujet, voici un lien intéressant, [ici ] or [here]

anne jutras photographe

 ↑ Un petit coup de flash aide à déboucher les ombres. ↑

anne jutras photographe

Voilà! C’est pas plus sorcier que ça. 😉

En vous souhaitant plein de clins d’oeil étoilés!

Vous voulez poursuivre votre lecture? Voici quelques suggestions :

Mesure de la lumière : quel mode choisir?

Éclaicir ou assombrir un sujet

Faut-il aller au bout du monde pour faire de la belle photo?

Comment réussir vos photos à l’intérieur?

10 trucs pour réussir vos photos (entre deux saisons)

8 Pistes créatives

Comment photographier un paysage banal en un paysage splendide?

 La photo nous apprend à regarder non seulement avec nos yeux mais aussi avec notre sensibilité, avec notre coeur… Mary

Vous arrive-t-il de vous dire qu’il n’y a rien à photographier près de chez vous? Que le paysage est terne et moche sans attrait? Vous avez beau vous appliquez à réciter des pensées positives à la «Joseph Murphy »pour vous convaincre du contraire, la magie n’opère pas.

Je vais vous dévoiler un petit secret… La lumière fait toute la différence. Vous le saviez déjà? Ah, zut alors, moi qui pensais vous apprendre quelque chose! 😉

anne jutras, bromont, quebec, canada

20mmf2.8 – ISO 200 – f16 – 1/50 – mesure pondérée centrale +1

Trêve de plaisanterie, la lumière peut transformer un paysage quelconque en un endroit splendide. Particulièrement, celle du matin. L’aurore, entre autres, génère des couleurs uniques dans le ciel, et vous disposez d’une demi heure, chrono, avant le lever du soleil, pour saisir cet instant.

Vous arrivez trop tard? Bah, c’est pas grave! Il vous restent encore deux heures de belles lumières. Aussi bien en profiter, puisque vous vous êtes lever tôt… 😉

anne jutras, bromont, quebec, canada

170mm – ISO250 – f11 – 1/30 – mesure spot

Ainsi, les deux heures suivantes s’ouvrent sur d’excellents moments pour photographier vos paysages « banals ». D’ailleurs, je parie que vous ne les reconnaîtrez pas. La grange ordinaire ou la ruelle sans intérêt se dévoileront sous un nouveau jour.

Parole de photographe. 😀

anne jutras, bromont, quebec, canada

18mm – ISO200 – f11 -1/100 – mesure multizone +0,67

Vous n’êtes pas un lève-tôt? Pas de problème.

Allez vous balader,  emprunter les routes ou les trottoirs de votre cartier deux heures avant que le soleil ne quitte le ciel. Ne perdez pas de temps à vous questionner sur la direction à prendre, partez! Deux heures, c’est vite passé.

anne jutras, bromont, quebec, canada

50mm1.8 – SO250 – F2.2 – 1/200 – mesure pondérée centrale

Laissez votre regard pénétrer votre environnement. Laissez les lignes, les formes, les ombres, les textures et la lumière venir à vous. Et saisissez toute la sensibilité qui émane autour de vous et en vous.

Laissez ce moment unique devenir une image à jamais transformée par votre regard.

Petit exercice de la semaine

Pratiquez-vous à observer les scènes qui peuplent votre quotidien. Prenez note des endroits qui semblent intéressants. Et donnez-vous comme mission d’y retourner avec votre appareil photo dans les plages de temps mentionnez ci-haut.

Vous m’en donnerez des nouvelles.

Merci de vous intéresser à mon blogue et d’y laisser votre opinion. Votre feed-back est important pour moi!

 

Trucs et astuces pour photographier de belles photos d’automne

29mm – ISO 200 – f1,8 – 1/60 – mesure pondérée centrale

L’automne est officiellement entamé, les arbres arborent des couleurs flamboyantes. Nos yeux, éblouis, savourent chaque parcelle de beauté. On se tient aux aguets, prêt à mitrailler tout ce qui nous passe sous le nez.

Je vous offre donc quelques trucs et astuces pour immortaliser l’une des plus saisons de l’année. Et en tirer le maximum de satisfaction. 😉

Le temps idéal pour partir à la chasse photographie est tôt le matin ou 2 heures avant le coucher du soleil, éviter la lumière dure du midi, elle enlève toute texture et rend le paysage terne. En matinée, la rosée (qui parfois se transforme en givre) ajoute un élément intéressant.

70mm – ISO 100 – f16 – 1/10 mesure multizone

Si la pluie se met de la partie, dites-vous qu’elle sature les couleurs, pensez à utiliser un polarisant pour éliminer les reflets et enrichir vos couleurs (le ciel comprit). Apportez un petit chiffon pour essuyer les gouttes d’eau sur vos objectifs.

En mode macro, les gouttelettes d’eau accrochées au feuillage serviront à créer des ronds de lumières, mieux connues sous nom de bokeh. Si le soleil est en arrière-plan, l’effet sera des plus spectaculaires.

ISO 400 – f4 – 1/1250 – mesure spot

Les journées nuageuses, malgré leur mauvaise réputation, rehaussent les couleurs. Évitez par contre les pans de ciel blanc, ça titille notre regard qui est porté à s’y accrocher.

29mm – ISO 100 -f11 – 1/10 – mesure spot

La brume crée de beaux atmosphères. Faites du repérage et lorsque la brume se pointe, partez en direction de vos endroits favoris.

18mm – ISO 100 – f22 – 1.8 – mesure pondérée centrale +,5

Portez une attention particulière aux feuille isolées sur des branches, la lumière diaphane qui émanent derrière elles. Ou encore des taches de couleur qui contraste joliment les unes contres les autres.

50mm – ISO 400 – f2.2 – 1/640 – mesure pondérée centrale

170mm – ISO 250 – f5,6 – 1/60 – mesure spot

50mm – ISO 400 – f2,5 – 1/3200 – mesure spot

Les lacs deviennent des points d’intérêts, observez les couleurs s’y miroiter.

18mm – ISO 200 – f11 – 1/30 – mesure pondérée centrale

Amusez-vous à trimballer une feuille et à lui donner divers décors.

20mm – ISO 400 – f2,8 – 1/20 – mesure pondérée centrale

😀

20mm – ISO 400 – f2,8 – 1/40 – mesure pondérée centrale

😉

18mm – ISO 200 – f16 – 1,5 – mesure multizone

Donnez libre cour à votre imagination, regardez en bas, en haut, au sol, dans les airs, couchez-vous, grimpez, n’ayez pas peur d’explorer votre environnement.

🙂

60 macro – ISo 250 – f3,2 – 1/200 – mesure multizone

Bonne photo! ~ Happy shooting!

😀

Mesure de la lumière : quel mode d’exposition choisir?

Matricielle? Pondérée centrale? Spot? On en perd son latin! Quelle mesure d’exposition choisir? Est-ce si important? Pourquoi se casser la tête alors que le mode automatique est là pour nous simplifier la vie? Vraiment?

À première vue, le mode automatique a l’air séduisant et facile, il l’est certes, mais les résultats nous laissent (la plupart du temps) sur notre faim. Voire frustré! Image trop exposée, ou trop sombre, le ciel est blanc, la neige est grise, le sable est brunâtre, les chutes sont délavées, etc.

Ça vous dit quelque chose?

Sortir à l’extérieur des modes automatiques va nous permettre de mieux maîtriser les résultats et obtenir des photos à la hauteur de nos attentes.

Ça vous dit de tenter l’expérience? Cool! 😀 Allons-y, c’est pas sorcier! 😉

La mesure multizone ou évaluative

 

La mesure multizone, appelée également matricielle chez Nikon, ou évaluative chez Canon, est l’option recommandée dans la plupart des manuels d’utilisation. L’analyse de la lumière s’effectue sur l’ensemble du viseur et prend en compte différents paramètres selon chaque fabricant.

Elle permet d’avoir des photos correctement exposées dans la plupart des situations, si l’exposition est uniforme sur l’ensemble de la scène,bien entendu. Toutefois, si les zones de l’image sont fortement contrastées; contre-jour, ou grande partie de ciel avec paysage, les résultats seront insatisfaisants.

300mm – ISO 320 – f5,6 – 1/30 – mesure multizone

La mesure pondérée centrale

Avec la mesure pondérée centrale, l’appareil analyse la lumière sur la partie centrale de l’image. Sur certains boîtiers, la taille de cette zone est réglable dans le menu, allant de 6 mm à 13 mm.

Mesure que j’utilise la plupart du temps, mais il faut savoir jouer avec, en effectuant des corrections d’exposition (-,3, -7, -1, +,3, +,7, +1) selon les circonstances et en vérifiant mon histogramme.

70mm – ISO 125 – f 4,5 – 1/60 – Mesure pondéré centrale

La mesure spot pour une très grande précision

La mesure « spot » privilégie la luminosité du sujet sur un point très précis. C’est celle que je préfère pour les fleurs aux pétales très pâles, les sujets à contre-jour, ou un sujet isolé beaucoup plus éclairé du reste de l’image. Le tout, en déplaçant le collimateur de mon viseur sur le sujet à photographier.

Note : pour obtenir une lecture précise, vous devez placer rigoureusement le collimateur sur la zone à photographier. Si par exemple, c’est le visage d’une personne qui est à contre-jour, vous devez placer le collimateur à cet endroit précis, et non ailleurs, sinon la lecture sera faussée et vous aurez une photo mal exposée.

200mm – ISO 200 – f5,6 – 1/400 – Mesure Spot
Ici, le collimateur a été placé sur le pêcheur

J’espère que cette chronique répondra à vos questions. N’hésitez pas à me laisser un commentaire, j’adore vous lire!

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Que contient mon sac photo? (In my bag)

 I truly believe that when we feel fear about something – along with those butterflies – it’s a signal that we’re ready to stretch and grow. All that activity going on in your head- how exciting! There’s that wonderful quote in “The Artist’s Way” that says “leap, and the net will appear”. Believe it will be so:) ~ Carla 

Dans mon sac photo il y a :

1-      Un élastique à cheveux – bon, si vous êtes un gars, cet accessoire vous sera totalement inutile. Par contre, si vous êtes une fille avec de longs cheveux, ce gadget est un must.

2-      Une bouteille d’eau,  l’été. – L’hiver, des chauffes mains.

3-      De la gomme à mâcher – pour apaiser ma soif… quand j’oublie ma bouteille d’eau.

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4-      Un sac de noix – pour les petites fringales.

5-      Du chasse moustique – Au Québec c’est pratiquement indispensable. Sinon, je vais me gratter pendant des jooooours. Ou pire, je vais écourter la session photo, ce qui n’est pas souhaitable.

6-      Une batterie de rechange – pour contrer les pannes en pleine prise de vue.

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Anne Jutras – Autoportrait, Parc de la Yamaska

7-      Des épingles à couche – afin de maintenir, hors de votre champ de vision, les branches indésirables.

8-      Un imperméable – rien de tel que de devoir se réfugier à l’abri de rien quand le déluge vous tombe sur la tête.

9-       Un sifflet – au cas où je me perdrais en forêt (si vous êtes du sexe masculin, n’allez pas imaginer que vous êtes immunisé contre ce genre d’incident. Voir ici.

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Anne Jutras

10-      Des filtres dégradés neutres – pour harmoniser la luminosité du ciel avec le reste du paysage.

11-      Ma 50 mm f1.8 et ma macro – deux objectifs dont je ne peux me séparer.

12-      Et finalement,  mon appareil photo – de toute évidence!

Et vous? Quel item ne quitte pas votre sac photo?

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