Jour 72 ~ Chapelets sous vide

Voici une photo qui ne laisse pas indifférent, autant par son contenu que par son traitement. En tout cas pour moi.

À la prise de vue, je n’avais pas remarqué qu’il s’agissait de chapelets.  Au premier abord, ce qui m’avait attirée, c’était la panoplie de sachets de plastique entourant la statuette du Christ. Je trouvais le contraste frappant. Banalisant l’effigie du Christ en une relique banale.

C’est en agrandissant l’image, lors du visionnement sur l’ordinateur, que j’ai pris connaissance de leur contenu. Du coup, leur symbiose devenait encore plus saisissante. Et le contenu encore plus intéressant.

Chose étonnante, il y a encore, de nos jours, des gens qui collectionnent les chapelets.

Mais, au fond, on peu tout collectionner.

😉

Jour 57 ~ Entrée Interdite

Pendant quelque temps, la rue Shefford a eu des allures de ville sinistrée. Pelles mécaniques se sont mises de la partie pour rénover et embellir le village.  Par contre,  la main de l’homme peut, à certains égards, être dévastatrice, comme le démontre l’entrée de cette maison.

Un contraste remarquable habite cette image.

Une coquette maison… fraîchement peinte.

Une  entrée… joliment décorée.

Une plate-bande  de fleurs… à moitié déracinée.

Une barrière…  qui veut tout dire.

Jour 46 ~ L’Homme qui Parlait aux Oiseaux

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

La faune locale abonde, canards, carouges à épaulette, mésanges et autres créatures ailées voltigent, à la recherche de nourriture. L’humain, lui, ne donne pas signe de vie. En réalité, il est beaucoup trop tôt, tout le monde fait dodo!

Assise sur un banc, face au Lac Boivin, j’observe un  carouge à épaulette femelle picorer sur le quai. Indifférent à ma présence, elle se laisse photographier, à mon grand plaisir. Soudain, le quai vibre… Oh! Quelqu’un approche.

C’est un homme. Les mains en visière, il me regarde avec curiosité, les yeux agrandis par la surprise.

– T’es donc ben de bonne heure! me lance-t-il gaiment.

Sympathique, le monsieur.

– Les meilleurs clichés appartiennent à ceux qui se lèvent tôt, lui dis-je en lui désignant ma Nikon.

Nous engageons brièvement la conversation, puis il se tourne vers l’oiseau qui picotait le bois du quai. Et là, devant mes yeux ébahies, je suis témoin d’une chose inusitée. L’oiseau semble connaître le visiteur. Sautillant,  il avance vers lui sans peur.  Le monsieur glisse sa main dans sa poche, sort quelques graines et  lui parle avec douceur. L’oiseau, visiblement fébrile, comme s’il reconnaissait un ami de longue date,  se met à voleter devant lui impatient de recevoir  sa nourriture.

Wow! 😀

La nature est riche en surprise. Mais l’humain l’est encore plus!

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Cliquez sur l’image pour l’agrandir