Partir de bon matin.

 Seule sur la route. Prendre conscience du temps qui passe. De la magie du moment.

Si mon regard s’accroche, au détour d’une route, je m’immobilise.

L’aventure commence…

De simples lignes, recouverte de dentelle de neige, deviennent des œuvres d’art.

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Mon œil cherche et découvre. La beauté.

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Que la lumière fut!

Je suis seule à la maison.  En sourdine, j’entends le bourdonnement de la laveuse, le tic tac de l’horloge. Mon nez hume une délicieuse odeur de plat mijoté. Que c’est bon d’être à la maison! Par la fenêtre, j’observe quelques flocons virevolter, le paysage doucement se couvre de neige. Je souris, l’hiver daigne nous accorder son manteau blanc.

Pour combien de temps? Jusqu’à demain, j’espère. 😉

Je prévois faire de la photo, pour mon défi de la semaine. J’aime ce défi, beau temps, mauvais temps, je sors. C’est devenu mon petit plaisir hebdomadaire. Et Nathalie, de son côté, fait de même. Nous sommes séparées par plusieurs kilomètres, mais unies par la même passion. Le même désir de capturer la beauté qui nous entoure. On ne sait jamais ce que la nature nous réserve. Rien n’est planifié à l’avance. Ni organisé. Seule la spontanéité nous guide.

Le moment de visionner la photo de l’autre est attendu avec anticipation. La fébrilité nous porte jusqu’au dimanche matin, instant où la publication de notre tandem revêt ses plus beaux atours.

Si visionner des photos d’hiver ne vous incommode pas trop (je compatis avec mes amis européens qui subissent une vague de froid sans précédent), je vous propose une escapade sur  un site où une sélection d’images de neige ont été choisies. Vous en serez émerveillés.

La grisaille vous assaille? Vous en avez marre du temps gris? De la lumière please!  Si vous passez par Montréal, vous en aurez plein la vue, jusqu’au 15 février.

Encore un peu de lumière? Voici une façon ingénieuse de convertir de vieilles reliques photographiques.

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Un Hibou pas comme les Autres…

Il y a quelques années, j’ai suivi un atelier présenté par Rachel Bilodeau. Spécialisée en photographie animalière, particulièrement d’oiseaux, elle nous a enseigné diverses astuces pour capturer ces créatures.  Quand vous participez à ce genre de formation, votre sens de l’observation se peaufine.

La preuve, je passais mon temps à zieuter le paysage, en quête d’oiseaux rares à immortaliser. Toute forme inusitée devenait une bête à plumes potentielle.  N’allez pas croire à une obsession (enfin, je ne pense pas), mais  vigilance et sens de l’observation  s’imposaient.

En effet, la gent ailée peut se nicher à bien des endroits.  Un œil distrait, moins exercé à observer, ne verra pas le hibou perché dans l’arbre, camouflé par les branches. Un harfang des neiges passera inaperçu dans la blancheur d’un panorama hivernal. Une perdrix surgira inopinément du buisson, au moment où vous vous en attendiez le moins. Les outardes ne se pavaneront pas devant votre appareil, vous donnant tout le  loisir de sortir votre attirail photographique. Non, non.  Elles vont disparaître de votre champ de vision en une envolée assourdissante. :o)

La chance, parfois, peut vous sourire.  Comme ce matin frisquet où l’un de mes amis photographes, Daniel, est venu me chercher à la maison. Les yeux pétillants, il me lance :

– Anne! Faut que tu viennes voir ça, j’ai vu un hibou perché sur un piquet, non loin d’ici!

– T’es sérieux!

– Oui, oui! Va chercher ton appareil on va essayer de le prendre en photo. Vite!!!

Dubitative, je m’exécute. Avec l’expérience (très mince) qu’on a accumulée à ce jour, je doute fort que ce rapace nocturne nous attende pour la séance photo.  ;o) Mais bon, je me laisse porter par la curiosité et l’excitation. Déjà, j’imagine le beau cliché que nous allons rapporter. Youpi! Je revêtis des vêtements chauds et file dehors. Le froid me ravigote.

On approche. Daniel me chuchote :

– Avançons accroupis, pour ne pas l’effrayer (truc appris avec Rachel; si  l’animal ne nous voit pas, il ne se sent pas menacé).

J’approuve. À quatre pattes, on franchit un fossé et on va se cacher derrière une touffe de roseaux desséchés. Les voisins vont penser qu’on est en train de les espionner.  Hihi!  Tout à coup, je l’aperçois.

Il est encore là! Immobile, prêt à sauter sur la proie qu’il n’a pas encore repérée.

Wow! C’est une chance inouïe, me dis-je, émerveillée. Je n’ai pas mes lunettes sur moi – et comme ma légère myopie m’empêche de le distinguer clairement – je prends mon appareil pour le croquer sur le vif.

Un hoquet de stupeur s’échappe de ma bouche. Je me tourne d’un bloc vers Daniel, le regard furibond :

– Mais, c’est un hibou en PLASTIIIIIQUEEEEE!

Et le voilà qui part à rire. Mais à rire. Cramper le gars. Quasiment plié en deux.

GRRRRRRR!!!!

Un leurre parfait!

Voilà le spécimen que j’ai crû voir en premier → cliquez ici

Et voici ce que la (cruelle) réalité me réservait → cliquez par-là

Je sais, méchante différence! 8O

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Comment t’es venue la passion de la photographie?

Grâce à la lecture.

À l’époque (heu… remontons en 1979), je suis aux études et, dans mes temps libres, j’aime lire. Or, il s’avère que la Coop du Cégep est un  endroit que j’affectionne particulièrement. Un jour, je tombe sur un titre accrocheur : « Apprenez la photographie avec Antoine Désilets ». Je ne sais pas pourquoi un livre aussi technique m’a attirée, quoi qu’il en soit, je l’ai acheté et  suis retournée à la maison, ignorant que ce bouquin transformerait ma vision du monde.

Quelques semaines plus tard, je fais l’acquisition de mon premier appareil photo argentique, un Minolta XG-1. Quel bonheur! Pour me faire dire, peu de temps après, qu’un appareil Nikon aurait été un meilleur investissement.  Vraiment? Mince, alors!

Ah, la guerre des marques, même après des décennies, rien n’a changé! Entre vous et moi, faut pas toujours croire ce qu’on raconte.

Puis, quelques années s’écoulent avant que  j’échange mon Minolta (35mm) contre un appareil de moyen format, un Mamiya 1000s. J’avais trouvé chaussure à mon pied! La qualité d’image était exceptionnelle. Quoiqu’un peu lourd à trimballer. Je ne partais jamais sans mon trépied et quand je m’installais pour créer une image, mes copains photographes savaient ce que cela signifiait : de longues minutes d’attente!  Je les remercie de leur patience. On me taquinait gentiment, mais jamais on ne me mettait de la pression pour hâter une prise de vue.  😉

Quand les enfants sont venus au monde, en 1988, j’ai troqué mon équipement Mamiya contre un Nikon FM. (Eh oui, je suis une nikoniste, tant pis pour Canon! Haha! ) De beaux souvenirs ont été croqués avec cet appareil.

Le passage au numérique s’est produit à l’été 2007. Tout un virage!

Une passion qui ne cesse de grandir et d’évoluer.

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La guerre entre Nikon et Canon

Si vous avez envie de rigoler, visionnez ce vidéo! Éclat de rire garanti!

Je rêve de neige…

Au Québec, toujours  pas de neige. 😦

Hier, il a plu TOUUUUTE la journée. Ce matin, le ciel a des allures de tempête, comme si les nuages étaient sur le point d’éclater, mais la pluie a pris la relève. Bon, on peut pas tout avoir. N’empêche, j’aimerais bien voir quelques flocons, tout joli, valser dans notre  décor québécois. Bouhou!

En tout cas, avec les vents violents qui balayaient le paysage hier, on aurait eu toute une tempête, je vous le dit!

Le pire c’est que les météorologues nous prédit un hiver gris. Re-bouhouuuu!

En attendant, délectez-vous de cette photo prise à l’hiver 2009. 😉

Je vous souhaite un week-end du tonnerre! Faites vos emplettes pour les fêtes, ça arrive à grand pas!

Bisous! xxx

Projet Cartes Postales ~ Postcards Project

Mon projet 52 semaines est reparti. Yééé! J’ai sérieusement entrepris des démarches pour lancer sur le marché des produits « dérivés » de mes créations photographiques.  Voici ma première création de carte postale, je voulais présenter une vue d’ensemble des quatre saisons.

Qu’en pensez-vous?

Une visite au marais

Outre les castors, ce marais accueille une faune diversifiée.    Un tapis de roseaux ajoute une touche d’ocre, rehaussant le gris dominant.

Vieux tronc aux multiples perchoirs. 😉

♠ Fragilité ♠

♥ Douceur de l’hiver ♥À l’entrée du parc, bien avant d’atteindre le marais, on peut longer un joli ruisseau.

Bonne semaine à tous et toutes!